Comment le vécu des femmes autistes a été ignoré longtemps
Pendant des décennies, les critères diagnostiques ont été calibrés sur des portraits masculins, ce qui a sous-estimé les femmes autistes et retardé les évaluations.
Le parcours d’Adeline Lacroix, passée d’enseignante à chercheuse à Grenoble, illustre ce décalage: beaucoup d’énergie dépensée au quotidien et des difficultés à nouer des liens qui ne s’inscrivaient pas dans les cases habituelles.
Ce retard de diagnostic peut avoir des conséquences lourdes: manque de soutien adapté, incertitudes scolaires et professionnelles, et risques accrus d’anxiété ou de dépression.
Parcours vers une détection plus précoce et équitable
Aujourd’hui, les chercheurs appellent à une méthode plus sensible au genre, avec des outils de dépistage adaptés, des formations pour les professionnels et une prise en compte du masquage des traits autistiques chez les femmes.
Des initiatives commencent à fleurir: outils dédiés au féminin, formations continues pour les médecins et groupes de soutien qui valorisent les récits féminins, permettant une détection plus précoce.
Pour celles et ceux qui reçoivent un diagnostic précoce, l’accès à des soutiens adaptés et à une communauté compréhensive peut transformer le quotidien et aider à mieux comprendre leur identité.
