Reconnaissance du lien cancer et travail nocturne
À Marseille, le tribunal administratif a jugé qu’il existe un lien direct entre le cancer du sein d’une infirmière et ses années de travail de nuit, estimant que la maladie est imputable à son service.
Cette décision est perçue comme une étape symbolique dans la reconnaissance des risques professionnels liés au travail de nuit, en particulier dans le secteur hospitalier.
Des syndicats et des experts saluent ce jugement, tout en soulignant que d’autres cas pourraient suivre et que les règles d’indemnisation pourraient être clarifiées.
Conséquences pour les politiques de santé au travail
Cette affaire pourrait ouvrir la voie à d’autres recours et pousser les pouvoirs publics à préciser les critères d’imputabilité pour les pathologies associées au travail nocturne.
Les recherches sur le travail nocturne évoquent des mécanismes biologiques potentiels, notamment des perturbations du sommeil et des rythmes hormonaux qui pourraient influencer certains cancers.
Face à ce constat, les autorités pourraient revoir les mesures de prévention et d’indemnisation et renforcer la protection du personnel soignant exposé au travail de nuit.
